Un litige sur Laboccaz reste rare, mais tout se joue dans les minutes qui suivent la livraison. Votre centrifugeuse arrive avec le capot enfoncé ? La palette annoncée n’est jamais parvenue au laboratoire ?
Bonne nouvelle : un dossier correctement monté aboutit presque toujours à une indemnisation. La mauvaise : quelques secondes d’inattention à la réception suffisent à perdre définitivement votre recours. Car en droit français du transport, ce n’est pas la photo prise le lendemain qui compte, mais la mention écrite sur le bon de livraison. Voici la marche à suivre, étape par étape.
Les trois types de litiges les plus fréquents
Sur une marketplace d’équipement de laboratoire d’occasion, les désaccords se rangent presque toujours dans trois cases.
Le litige transport arrive largement en tête. Matériel endommagé pendant l’acheminement, emballage ouvert, accessoire manquant ou envoi jamais livré : les équipements scientifiques sont lourds, fragiles et souvent volumineux, ce qui multiplie les risques de casse.
Vient ensuite le désaccord de conformité, lorsque l’appareil reçu ne correspond pas à l’annonce : modèle différent, année de fabrication erronée, sondes ou consommables absents, état réel éloigné de la description.
Plus rare enfin, le différend commercial : retard d’expédition, désaccord sur les frais de port, annulation tardive. Dans les trois cas, la logique est identique. Documentez, signalez vite, puis laissez notre équipe instruire le dossier.
Étape 1 : émettre des réserves à la livraison
C’est le geste qui conditionne l’intégralité de votre recours. Une réserve est un écrit rédigé au moment même de la livraison, sur la lettre de voiture ou le récépissé, qui décrit le dommage constaté.
Attention : en transport national, le dommage occulte n’existe pas en droit français. Tout défaut signalé après le départ du chauffeur est réputé inexistant. La jurisprudence vous reconnaît en revanche un droit de vérification intérieure : vous pouvez ouvrir l’emballage devant le conducteur, et vous devriez systématiquement le faire pour un instrument de mesure.
Pour être recevable, votre réserve doit réunir trois qualités :
- Écrite, directement sur le document de transport remis par le chauffeur ;
- Précise, en nommant la référence de l’appareil et la nature exacte du dommage ;
- Complète, car rien de ce qui sera signalé ensuite ne pourra être retenu.
Les formules vagues ne servent à rien. « Sous réserve de déballage » ne décrit aucun dommage. « Carton abîmé » ne fera indemniser que… le carton. Écrivez plutôt : « Colis ouvert et rescotché, spectrophotomètre réf. XYZ, capot avant enfoncé et écran fissuré ». Si vous entendez un bruit de verre brisé, ouvrez immédiatement le colis en présence du chauffeur.
Sans réserve, la livraison est présumée conforme. Il vous reste alors une protestation motivée à envoyer au transporteur par lettre recommandée ou par e-mail, sous 3 jours francs en national et 7 jours à l’international. Passé ce délai, vous êtes forclos.

Étape 2 : signaler le litige à Laboccaz
Une fois les réserves prises, la suite est simple. Envoyez-nous un message accompagné de photos : le colis dans son état d’arrivée, l’emballage, l’étiquette et le matériel endommagé sous plusieurs angles. Ajoutez une copie du document de transport portant vos réserves.
Notre équipe prend alors le relais auprès du transporteur, ouvre le dossier d’indemnisation et suit son instruction jusqu’au versement. Vous n’avez pas à négocier vous-même avec un service régional de réclamations.
Un point capital : conservez le matériel en l’état, sans tentative de réparation ni destruction. L’assureur peut diligenter une expertise, et une marchandise modifiée fait tomber la garantie. Pour un colis jamais arrivé, sachez qu’un envoi n’est officiellement déclaré perdu qu’après 30 jours en national et 60 jours à l’international.
Étape 3 : constituer le dossier d’indemnisation
L’indemnisation n’est pas une vente, mais un dédommagement. Elle n’est donc pas soumise à la TVA, et un simple courrier chiffré suffit à l’obtenir.
Concrètement, vous devrez justifier la nature, l’importance et le montant du préjudice. Préparez la facture d’achat de l’équipement, un bon de livraison détaillé attestant du contenu réel du colis, ainsi que vos photos. Si l’appareil est réparable, faites établir un devis : il doit impérativement être validé avant le lancement des travaux, sans quoi la facture de réparation sera refusée.
Quel montant pouvez-vous espérer ?
C’est souvent la mauvaise surprise des professionnels : en l’absence d’une assurance ad valorem, l’indemnisation est calculée sur la base du poids du matériel transporté et non de sa valeur réelle. A titre d’exemple, un pH-mètre de 1 200 € pesant 3 kg ne sera indemnisé qu’à hauteur de 99 €.
Voici un exemple de barèmes applicables au transport routier :
- Envoi de moins de 3 tonnes : 33 € par kilo brut, plafonné à 1 000 € par colis ou palette ;
- Envoi de 3 tonnes et plus : 20 € par kilo, dans la limite de 3 200 € par tonne ;
- Transport international sous convention CMR : 8,33 DTS par kilo brut.
D’où l’intérêt de l’assurance ad valorem pour tout équipement de valeur. Contre environ 1,2 % de la valeur déclarée, elle lève ces plafonds et couvre le bien à son prix réel. Une option à activer dès la préparation de l’envoi, jamais après.

Les délais à ne jamais dépasser
Trois échéances rythment un litige transport. Les réserves se prennent le jour même, à la livraison. La protestation motivée dispose de 3 jours francs en national, 7 à l’international. Certains transporteurs express exigent par ailleurs une réclamation écrite dans les 30 jours suivant la prise en charge.
Au-delà, la prescription s’applique : un an à compter de la livraison effective ou prévue, conformément à l’article L.133-6 du code de commerce. Ensuite, plus aucun recours n’est possible.
Vendeurs : trois habitudes qui évitent le litige
L’emballage incombe toujours à l’expéditeur. Un conditionnement insuffisant constitue à lui seul une cause d’exclusion de garantie, et ni l’usure normale ni le vice propre du matériel ne sont couverts.
Alors calez, sanglez, filmez. Immobilisez les parties mobiles, protégez les optiques et les écrans, palettisez tout ce qui dépasse 30 kg. Photographiez ensuite le matériel emballé avant le départ : ces clichés valent preuve si le colis arrive éventré. Enfin, décrivez vos annonces avec une honnêteté totale, défauts compris. Un acheteur prévenu ne dépose jamais de réclamation.
Pour en savoir plus comme expédier correctement votre matériel de laboratoire, cliquez-ci.
Vendez et achetez l’esprit tranquille
Gérer un litige n’a rien d’insurmontable quand la procédure est connue à l’avance. Réserves écrites, photos immédiates, signalement rapide : trois réflexes qui sécurisent chaque transaction.
C’est précisément la raison d’être de Laboccaz, la marketplace de matériel de laboratoire d’occasion : des transporteurs sous contrat, des solutions d’assurance adaptées aux instruments scientifiques, et une équipe qui porte votre dossier de bout en bout. Découvrez dès maintenant les équipements disponibles et lancez votre prochaine transaction en toute confiance.